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POURQUOI LES JEUNES MEDECINS, LES INTERNES sont dans la rue?

 
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leo2raiatea



Inscrit le : 22 Oct 2007
Messages: 5

Message Posté le : Lun 22 Oct 2007, 12:44 am    Sujet du message: POURQUOI LES JEUNES MEDECINS, LES INTERNES sont dans la rue? Répondre en citant

5 minutes de concentration, vous êtes les 1ers concernés par cela :

POURQUOI LES JEUNES MEDECINS, LES INTERNES, LES ETUDIANTS EN MEDECINE SONT DANS LA RUE DEPUIS 3 SEMAINES ?
(sans que vous en ayez trop entendu parler…)

Il faut savoir qu'on se bat essentiellement contre 2 articles du PLFSS 2008 (projet de loi de FINANCEMENT de la sécurité sociale) qui est un gros morceau contre lequel se sont prononcés l'ensemble des usagers (associations de malades) et acteurs du système de soin (nos syndicats, ceux des para médicaux, des médecins, les caisses d'assurance maladie....).

En effet il vise :

- à instaurer les franchises médicales –c’est à dire l'accès aux soins payé par les malades directement (et non plus par l’ensemble de la collectivité) avec un tarif identique quels que soient leurs revenus (50euros parait-il pour commencer) – cette évolution est la mort du principe de solidarité de notre système de protection sociale, où la cotisation est calculée selon le niveau de revenu et payée par tous ("que tu tombes malade où non, tu cotises tous les mois ; car tout le monde peut tomber malade, même toi"....)
Les franchises : Cette mesure aurait donc comme conséquence de faire supporter une plus grande partie du coût de la santé aux malades et aux moins riches.

- à remettre en question le "100%" pour les patients en ALD (affections longue durée : diabète, insuffisance cardiaque, cancer, maladie d’Alzheimer, poly arthrite rhumatoïde, épilepsie et tellement d’autres...)


Jusque là le problème est surtout politique, les français ont élu un président de droite qui prend donc des mesures de droite.
Mais, ailleurs dans le PLFSS, se cache un autre problème majeur dont il faut débattre tous ensemble avant de légiférer dessus. Ce problème est celui du désengagement de l'Etat de sa mission de santé publique (comme de tous les services publics). Il se manifeste déjà avec les franchises médicales mais sa cachette principale est au niveau des articles 32 et 33, ceux la même dont on exige le retrait ! (et qui ne font pas l'unanimité parmi les députés UMP eux même, puisque entre autre Jean-Pierre Door, Dominique Tian ou encore Jacques Domergue, avaient joint leurs voix à la gauche pour voter la suppression des articles mardi 16 octobre ; ces derniers ont alors été retirés du PLFSS au cours de cette commission des affaires sociales de l'assemblée nationale, avant d'être réintégrés dès le lendemain matin...merci Sarko!)

Que sont ces articles ?
Ils ont pour noble vocation de mieux répartir les médecins sur le territoire... Conscients de ce problème, nous dénonçons en fait d'une part la façon de s'y prendre et ses conséquences et d'autre part l'hypocrisie du résultat.

1- La façon de s'y prendre et ses conséquences (la fameuse médecine à deux vitesses):
On pourrait entendre par "façon de s'y prendre" l'impolitesse avec laquelle on voudrait nous imposer à 30 ou 32 ans (et imposer à nos femmes, maris, enfants) un lieu, un cadre de vie qu'on a pas forcément choisi, dans lequel le conjoint ne peut pas forcément travailler... ...
Mais contrairement à ce que les médias racontent, il ne s'agit pas d'abolir notre liberté d'installation. Il s'agit de mesures coercitives (ou désincitatives) :
Déconventionner les médecins qui s'installeraient dans les zones où la pénurie est moins importante (en gros, les villes). (déconventionner = pas de convention entre le médecin et la sécu = la sécu ignore les patients consultant ces médecins = pas de remboursement pour ces patients). Ces médecins auront moins de patients mais seront libres (et même obligés) de faire payer très cher pour compenser. Il existe déjà des spécialistes qui n'ont pas honte de faire de la médecine (ou chirurgie) pour riches.
Avec la "modulation du conventionnement en fonction de la densité médicale" (comme ils disent pour éviter le terme "déconventionnement"), les riches prêts à payer "plein pot" pourraient être soignés sans attendre une journée leurs généralistes (et des mois leurs consultations chez les spécialistes). Les médecins conventionnés seront toujours trop peu nombreux (même dans les villes) et les délais pour consulter un médecin conventionné vont augmenter. En effet dans l'état actuel des choses la pénurie de médecins va s'aggraver dans les 10 prochaines années ("confrontation" des générations papy boum et médecins du numerus clausus*****)

2- La double hypocrisie du résultat :
 En plus du déficit annoncé de médecins, ce projet de loi provoquera une aggravation de la situation, comme cela s'est passé dans les pays qui ont appliqués ces mesures coercitives (Allemagne, Canada..) : en effet en plus de la « crise des vocations » que celles-ci ont provoqué (cf. vidéo de X. Bertrand dont le lien est plus bas), beaucoup de jeunes médecins - ne voulant ou ne pouvant pas quitter les villes, sans pour autant accepter de faire de la médecine pour riches - ont décidé de ne pas exercer leur métier, ou se sont réfugiés dans des branches non curatives (industrie pharmaceutique, médecins des assurances, santé publique, recherche..) ou encore sont restés « remplaçants » à vie.

 On espère solutionner le problème de santé publique dans les campagnes en y envoyant des médecins, mais on y ferme des hôpitaux (ainsi que des écoles, des gares, des tribunaux, des postes...) pour raisons toujours financières ("pas assez rentables"). Or comment peut on garantir l'égalité des soins entre villes et campagnes si on ne dispose pas des mêmes moyens ...?
Des hôpitaux publics, ou des structures de soins adaptées à la plus faible population (maisons médicales) comprenant quand même les plateaux techniques, la radiologie, les laboratoires suffisants, et où tous les soignants sont réunis doivent être construits dans les endroits où on a "tant besoin de médecins".

Ainsi, au total, ces mesures
- provoqueront l'explosion de la médecine à deux vitesses (qui existe déjà un peu) et l'étendront à la médecine générale
- aggraveront la pénurie de médecins
--> feront donc payer aux patients et aux médecins le prix de leurs politiques de santé publique aberrantes depuis des années (depuis le numerus clausus)



Nous proposons d’autres solutions et voulons en discuter avant de légiférer :

- Appliquer largement les mesures incitatives que certaines communes/régions ont commencé (sporadiquement) à mettre en place depuis 6 mois seulement, suite au plan de Xavier Bertrand, ministre de la santé dans le précédent gouvernement et actuel ministre du travail. Selon lui ces mesures coercitives ne sont pas la bonne solution ; je vous propose de le voir en image (vidéo de janvier 2006) :
http://fr.youtube.com/watch?v=VYhFu486Hsk
Ces mesures incitatives sont des indemnités de taxes professionnelles, de la défiscalisation, des locaux mis à disposition… pour encourager l’installation dans les zones les plus déficitaires.

- Créer des maisons médicales de santé pluridisciplinaires (médicaux et paramédicaux)
- Instaurer des unités de soins mobiles
- Inciter les internes à y effectuer des stages pour leur faire découvrir et aimer ces coins de France
- Avoir une politique d’aménagement du territoire forte pour rendre ces régions plus attractives : maintenir les services publics, les commerces……

Soutenez nous en signant la pétition à l’adresse : http://medecinsengreve.unblog.fr/
en exposant le problème autour de vous (on ne peut pas compter sur les médias pour ça...), en envoyant ce mail à tous vos contacts.
ou encore : rejoignez nous physiquement :
mercredi 24 octobre nous serons tous en force à Paris pour le vote en 1ère lecture à l'Assemblée nationale.

Merci et bravo à ceux qui sont arrivés jusqu'au bout !
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leo2raiatea



Inscrit le : 22 Oct 2007
Messages: 5

Message Posté le : Mer 31 Oct 2007, 11:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

personne ne réagit à celà aujourd'hui...

mais demain c'est vous qui serez dans la plus grande colère.
Parmi nous certains tomberont malades, un peu ou gravement, et tous paieront de leur poche des frais de plus en plus important... Malades + pouvoir d'achat rabaissé... la joie quoi !
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Inscrit le : 30 Nov 2002
Messages: 36

Message Posté le : Ven 30 Nov 2007, 9:31 am    Sujet du message: Grève des internes et des jeunes médecins Répondre en citant

Bonjour,

Nous avions réagi en tentant d'ouvrir l'audience de ce message :
http://www.opimed.org/breve.php?id_breve=104
Mais :
http://www.opimed.org/breve.php?id_breve=105

Amicalement
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